AU fiL dES MOTS
Au fil des pages blanches,
je m’épanche :
j’écris parfois comme je m’astique le manche
loin du creux de tes hanches.
Au fil des jours qui passent,
je m’efface…
Je crie parfois comme on cède sa place
loin des rêves de palaces.
Au fil des mois qui durent,
j’épure :
je t’ai dit tant de maux et d’ordures
si loin d’une amour pure.
Après les ans qui filent,
je me défile…
Je croyais tant plus jeune aux ferveurs d’une idylle
loin de nos vies futiles.
Au fil des pages blanches
enfin, je flanche,
j’écris, je crie, je fais la manche…
La vie n’est pas étanche.
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