dE lA NéCESSiTé QUE jE VOUS QUiTTE
Une arithmétique insolite se met en place.
Un léger décalage avec mon interface
me permet d’envisager un tout nouvel espace :
une insolite mathématique s’y déplace.
Plus la nuit est courte, plus le corps se menace
mais quand vient la sieste…
Tout reste.
L’état latent que j’avais laissé là avant le sommeil,
je le retrouve tangent, disséminé aux portes de l’éveil.
Une implacable mécanique en moi s’installe.
Une étrange discipline que j’apprivoise tant bien que mal,
un abandon du moi, un retrait total.
Je vois, je prends, j’absorbe et je déballe.
Certes ma vie est faussée : je suis un mâle
et quand vient la sieste…
Tout reste.
L’écrit latent que j’avais laissé là avant le sommeil,
je le reprends, patient, aux lueurs du réveil
L’envoûtante magie des mots
que je m’accapare au bistrot,
que je couche alors en héraut
et qui sonne comme un tempo
parfois trouve un écho.
L’étrange alchimie dialectique
que j’entame comme je chique,
où je cherche le mélodique
autant que le don symbolique
d’une guérison clinique.
Mais c’est la sieste
où tout reste.
L’éclat latent que j’avais caché là avant le sommeil
se révèle éclatant de mille ors paré au lever du soleil.