Une dose pour chaque voyage.
L’une ose, l’autre à la page…
J’explose, je suis de rage !
J’explose…
La solitude me glace le sang,
me glace d’effroi comme un enfant
au noir se noie.
Et moi et mes enfants, où sont-ils si loin de moi ?
Si loin d’ici où je ne vis pas,
si loin tout prés de toi…
Je ne suis rien.
J’n’ai goût à rien.
Envie de rien.
Sourire à rien.
Grignoter rien…
et me laisser blêmir.
L’ennui et le temps trop long avant que je ne m’éveille pour une journée morte,
J’ouvre les yeux et souffre du silence qui m’emporte
et je reste assis là à regarder la porte par laquelle tu n’entres pas, qu’importe
J’attends vainement ton retour avec les ultimes cohortes.
Alors juste une dose pour mon âge :
lune osmose et péage…
J’explose. Je bave de rage
et repose…
Repose.
La solitude est un poison qui aigrit l’âme et la raison,
une amertume sur un glaçon,
une bien amère leçon comme une lacération
et je m’y noie.
Que ne suis-je pas où tu portes tes pas !
Que ne suis-je seul à l’heure du trépas…
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