Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 12:00

N’y a-t-il qu’au bout qu’on réalise ?

 

Quand on perd tout et que la vie s’amenuise,

ne reste que le goût amer des choses alors acquises,

flou,

 et les remords à leur guise.

 

 

N’y a-t-il qu’un trou immense et béant à la surface ?

 

Après les promesses de bijoux,

les signatures s’effacent…

 

Mais la vie garde tout et je porte la trace

des souvenirs de nous

incrustés là, tenaces.

  

 

Quelle douleur que de perdre tout…

 

Mélancolique amer,

je porte en moi ce goût en fantôme délétère

et tous nos rendez-vous

me renvoient vers hier.

 

Et mes pleurs sont les coups

que renvoie cet enfer.

Par MATThiEU MARSAN-BAChERé - Publié dans : dOULEURS
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 19:15

Une dose pour chaque voyage.

L’une ose, l’autre à la page…

J’explose, je suis de rage !

J’explose…

 

La solitude me glace le sang,

me glace d’effroi comme un enfant

au noir se noie.

 

Et moi et mes enfants, où sont-ils si loin de moi ?

 

Si loin d’ici où je ne vis pas,

si loin tout prés de toi…

 

Je ne suis rien.

J’n’ai goût à rien.

Envie de rien.

Sourire à rien.

Grignoter rien…

et me laisser blêmir.

 

L’ennui et le temps trop long avant que je ne m’éveille pour une journée morte,

J’ouvre les yeux et souffre du silence qui m’emporte

et je reste assis là à regarder la porte par laquelle tu n’entres pas, qu’importe

J’attends vainement ton retour avec les ultimes cohortes.

 

Alors juste une dose pour mon âge :

lune osmose et péage…

J’explose. Je bave de rage

et repose…

Repose.

 

La solitude est un poison qui aigrit l’âme et la raison,

une amertume sur un glaçon,

une bien amère leçon comme une lacération

et je m’y noie.

 

Que ne suis-je pas où tu portes tes pas !

Que ne suis-je seul à l’heure du trépas…

Par MATThiEU MARSAN-BAChERé - Publié dans : dOULEURS
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 15:25

Cette villa sur la plage

représentait à mes yeux l’histoire de mes aïeux,

les souvenirs d’un autre âge.

 

 

Cette villa sur la dune

s’ancrait tenace en mon cœur à coups de passés bonheurs

et je la perds sans rancune.

 

 

La villa sera vendue

mais sa place en ma mémoire me laisse le goût d’y croire.

Je ne l’aurai pas perdue.

 

 

Cette villa sur la plage

porte le nom d’un bateau échoué cent ans plus tôt

par un boucanier naufrage.

 

 

Cette villa sur la dune,

malgré les ans et les coups de vent, tient encor debout

sur son âme d’infortune.

 

 

Cette villa,

MORNiNG STAR,

à jamais en mon cœur

garde, en inextinguible écharde,

de mon histoire

une part…

Par MATThiEU MARSAN-BAChERé - Publié dans : VOYAGES
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 19:48

In a galaxy far far away

was a country boy could play the guitar so well,

people thought he was one from hell.

And so as it appears after years,

the MOThER NATURE’S SON took fear

and ran his way with his dog and guitar on shoulder looking for

lES jOURS MEillEURS.

 

 

 

On his way met a preacher talking anxious,

asking with no answer

but still here after all this time

thought it was really a hard day find.

He met a teacher and a player

and four of them is a ROCk’N’ROllER,

hard day find a train at leaving hour

when sun is shining on

lES jOURS MEillEURS.

 

 

 

On their rolling way on through the galaxy,

somehow they knew he’s made of she.

Then she loves you makes you wanna love me do,

twist and skank and shoot and

jam-am-a-doo.

Somehow Jah on their side, give the holy ride

and MOThER NATURE SiSTER

bring at least

lES jOURS MEillEURS.

Par MATThiEU MARSAN-BAChERé - Publié dans : MUSiQUES
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 15:23

Ça ne se commande pas l’écriture.

 

Ça va ça vient.

Parfois ça part en déconfiture.

 

De temps en temps,

quand on est un peu mûr,

ça devient peut-être un peu plus sûr.

 

L’important quand ça vient

c’est certain,

il faut bien l’attraper et la tenir en main.

 

Alors si on en est content,

il faut prendre son temps, aller plus loin

et seulement quand on finit, se dire à demain.

 

Remplir le vide lentement, assurément,

ça va, c’est bien.

 

Grandir tout doucement.

 

Penser calmement

à l’avenir qu’on entrevoit par-delà le blanc.

 

Peser les maux, poser les mots d’amants.

 

Ça ne se commande pas l’écriture.

 

Ça va, ça vient,

Ça ne reste qu’une rature.

Par MATThiEU MARSAN-BAChERé - Publié dans : éCRiRE
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