lA ViE AZUR
Je voudrais un monde en bleu azur :
je voudrais de l’air pur et du vrai vent pour mes enfants,
comme avant.
Je veux qu’on s’aime et qu’on s’écoute les gens,
comme on dit : revenir à la nature
et si pour ça faut se mettre au vert, même pas je désespère.
J’attends depuis trop longtemps que les voitures roulent à l’eau...
En attendant, faut pas espérer que demain il fera beau.
De quoi se plaint-on ?
Dans cinquante ans il fera trop chaud,
j’attends maintenant plus que la fin des haricots.
On consommera les animaux sur place, crus mais déjà cuits,
de la viande desséchée, des carcasses au soleil pourries
et plus de champignons,
plus d’herbe, plus de whisky.
On se mangera entre nous, ceux qui seront déjà cuits…
Quand on veut de l’eau, on a que du sang
même plus les mots pour nos enfants.
Quand on a faim, on se casse les dents,
il n’y a que des maux agonisants.
Quand on crie, on se casse la voix
avant de se faire sécher les doigts.
Quand on regrette la vie d’avant,
on n’est plus des enfants.
J’attends depuis trop longtemps que les hommes soient tous égaux.
Je te parle pas de naissance ou de couleur de peau :
on est tous des moutons,
des vaches à engraisser les gros.
C’est triste : je crois même plus au sursaut.
On consommera les restes de disgrâce, les fruits pourris,
des sodas éventés, du sucre et des fourmis
et c’est l’évolution :
sans argent pas d’ami,
il n’y a même plus de gens quand on survit.
Je voudrais un monde en bleu azur.
Je voudrais de l’air pur et du vrai vent pour mes enfants
comme avant.
Je veux qu’on s’aime et qu’on s’écoute les gens,
comme on dit : revenir à la nature
et si pour ça faut se mettre au vert, même pas je désespère.
je voudrais de l’air pur et du vrai vent pour mes enfants,
comme avant.
Je veux qu’on s’aime et qu’on s’écoute les gens,
comme on dit : revenir à la nature
et si pour ça faut se mettre au vert, même pas je désespère.
J’attends depuis trop longtemps que les voitures roulent à l’eau...
En attendant, faut pas espérer que demain il fera beau.
De quoi se plaint-on ?
Dans cinquante ans il fera trop chaud,
j’attends maintenant plus que la fin des haricots.
On consommera les animaux sur place, crus mais déjà cuits,
de la viande desséchée, des carcasses au soleil pourries
et plus de champignons,
plus d’herbe, plus de whisky.
On se mangera entre nous, ceux qui seront déjà cuits…
Quand on veut de l’eau, on a que du sang
même plus les mots pour nos enfants.
Quand on a faim, on se casse les dents,
il n’y a que des maux agonisants.
Quand on crie, on se casse la voix
avant de se faire sécher les doigts.
Quand on regrette la vie d’avant,
on n’est plus des enfants.
J’attends depuis trop longtemps que les hommes soient tous égaux.
Je te parle pas de naissance ou de couleur de peau :
on est tous des moutons,
des vaches à engraisser les gros.
C’est triste : je crois même plus au sursaut.
On consommera les restes de disgrâce, les fruits pourris,
des sodas éventés, du sucre et des fourmis
et c’est l’évolution :
sans argent pas d’ami,
il n’y a même plus de gens quand on survit.
Je voudrais un monde en bleu azur.
Je voudrais de l’air pur et du vrai vent pour mes enfants
comme avant.
Je veux qu’on s’aime et qu’on s’écoute les gens,
comme on dit : revenir à la nature
et si pour ça faut se mettre au vert, même pas je désespère.
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