UN CORPS UN LiVRE
Si j’avais un stylo je serais écrivain.
Je dessinerais le monde à l’image de tes seins :
deux collines bien rondes qu’une vallée distingue
mais à coucher ces mots, je deviens un doux dingue.
Si j’avais des idées je serais romancier.
J’utiliserais tes courbes en guise de fluidité
et de ton corps la tourbe comme corps destiné…
Je serais là, vit fourbe prêt à se déchaîner.
Mais je n’ai pas tout ça.
Je n’ai même pas Toi.
Les seins que j’imagine ne sont pas à moi…
Les courbes de tes lignes
et dans tes yeux un signe
me montreraient la voie
étroite et fine où je n’avance pas.
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